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  • Cédre Inka

Je sors du labyrinthe

Le mythe du labyrinthe est ancestrale et presque commun à toutes les civilisations, cet espace complexe et architecturé représente d'un point de vue symbolique un passage difficile à parcourir confus où l'homme se perd dans des sentiers enchevêtrés, des méandres et des pièges (mauvaises rencontres, relations toxiques, berceau des illusions, dysfonctionnements liés au conditionnement...).


Ouvrir un passage vers le dehors devient alors un défi et pourrait s'apparenter à un cheminement spirituel.

Qu'il s'agisse des labyrinthes antiques ou de ceux qui ont été tracés dans des cathédrales, cette figure universelle obéit aujourd'hui encore à une réalité psychologique, elle devient une initiation qui participe à notre processus d'évolution.


Néanmoins, il faut tenir compte que la sortie ne s'effectue pas nécessairement au dehors mais exactement en son cœur car dans les mythes et légendes celui qui en découvre la sortie détruit le labyrinthe.




Il faut aussi avoir la vaillance d'affronter ses monstres (peurs, doutes ou ressentiments...) et de les détruire avec les armes de la Volonté, de l' Intelligence et surtout de la Mémoire.



Parce-que nous sommes dans l'incapacité de nous souvenir par où nous sommes passés, il nous faudra alors dérouler le fil d'Ariane pour repérer les chemins déjà parcourus afin d'accéder à la délivrance.


J'aime ces adaptations contemporaines du parcours labyrinthique, car elles véhiculent un univers graphique, onirique et légendaire dont nous sommes encore et toujours les héros. Cette figure fascinante constitue la métaphore de notre monde réel et de ses arcanes avec la possibilité de le transformer en un lieu d'agrément et de jeu propice à l'errance créative loin des clichés d'effroi auquel il est communément associé.


Depuis peu, un voile de contentement et de satisfaction glissent sur moi, car, enfin, j'ai trouvé la sortie du labyrinthe, en plein coeur...

Et vous ?

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